10.04.2009

Jacques Roynette : retour sur le piège calédonien de 1984

A l'origine enseignant, président du conseil général de Seine-et-Marne, Jacques Roynette a été appelé par le gouvernement à exercer comme haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie de 1982 à 1984. Il a été ensuite successivement préfet des Côtes d'Armor, de la Vendée et du Gard.

007jklmlkjmlkj.JPGDepuis quelques années, il réside dans notre commune, lieu où il a rédigé ce livre passionnant. L'ouvrage est un précieux témoignage sans concession : celui d'un haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie en poste lors des années durant lesquelles va se jouer l'avenir de ce grand territoire français de l'Océanie ; celui d'un élu socialiste devenu représentant de l'Etat, peu sensible aux logiques politiciennes de l'appareil.

Rares sont les acteurs de l'histoire politique et administrative de la France qui, avec autant de modestie et de conviction, ont apporté un témoignage aussi honnête et passionné de ce qu'est, au quotidien, l'obligation d'excellence qui s'impose à ceux qui acceptent les responsabilités de la représentation démocratique et de la charge d'Etat. Jacques Roynette a été, à Nouméa, l'interlocuteur de tous les acteurs du «théâtre» calédonien et, en particulier, de Jean-Marie Tjibaou dans les années qui ont précédé l'assassinat de ce dernier. En liaison directe avec les ministres et le chef de l'Etat François Mitterand, investi de l'autorité publique, il a dû faire face à la violence endémique de la société calédonienne, à l'hypocrisie des hautes sphères de l'Etat et à la richesse et la pesanteur de la coutume dans un territoire si attachant.

Le doute de l'homme politique, la fierté et l'humilité de la fonction d'Etat et la vie d'un citoyen ordinaire plongé dans l'histoire se mêlent dans ce récit peu commun d'un acteur de la vie publique locale et nationale du début des années quatre-vingt. Contact : www.editions-harmattan.fr.

09:17 Publié dans Portrait | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre