03.04.2015

Scènes d’enfance : trois représentations à guichet fermé

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Un franc parler, des costumes décalés mais qui lui ressemble. « Je cheminais nez rouge au vent de création solo en lâché de clown urbain. Un jour, sur un chemin serpentin, j’ai vu venir vers moi une grande bonne femme. Elle parlait toute seule. Mince alors, c’était moi ! Je n’ai pas eu l’idée de ralentir le pas. Nous nous sommes ajustées tendrement. Un grand éclat de rire a fusé vers le ciel. Dans les étoiles une histoire était écrite. Voilà, comment je suis devenue conteuse » rappelle Colette Migné. Elle est ronde, douce, laiteuse, callipyge et jardinière. Un paysage tout mamelonné à elle toute seule. Alors, quand il la voit penchée sur ses violettes en «rêvepelotant» à fleur de m'amour, même les escargots font crac crac dans le jardin, histoire pour se «roulebisouter» dans un coin de l'Éden. Enfin, une histoire lubrique pour la famille, imaginée par la conteuse Colette Migné, fabuleusement drôle, maniant le verbe et la verve à la pointe d'épices nécessaire. Même son corps à lui tout seul est un décor. C'est une gourmandise contée au grand bonheur de tous et qui, dans le contexte actuel, fait du bien. Du clown aux contes, Colette Migné «la fille du Berry» se situe entre Coluche et Yolande Moreau. Colette a toute une palette de contes qu'elle adapte en fonction de la maturité du public. La conteuse dissémine subtilement poésie et évocations sensuelles dans ses créations érotico-comiques. Une voix qui vous emporte et vous fait vivre toute une histoire, parfois même plusieurs. 

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