22.08.2014

Jean Privas : l’ermite de Notre-Dame de la Gardie

CONQUE-08NDG14.JPGA la fin du Moyen Âge, le côté matériel de la chapelle était assuré par des marguilliers (personnes ayant en charge de recevoir les aumônes, qui servaient d'aide au sacristain, nommaient et révoquaient les chantres, les bedeaux, …). La garde et l'entretien étaient confiés à des ermites. Mais qui étaient les ermites ? Des croyants décidés à quitter le monde pour vivre en solitaire dans des lieux isolés et se consacrer à l'ascèse et à la prière. C'est à partir du XIXe siècle que les ermites se rapprochent des lieux de culte. Gardiens de chapelles, ils bénéficient de logements modestes, font pénitence et refusent le confort. Peu de traces de ces ermites qui se sont succédé entre le XIVe et XIXe siècle. Le plus célèbre, Jean Privas, a été l'un d'eux. Né à Montauban, il a consacré 50 ans de sa vie à la chapelle de Notre-Dame de La Gardie. Il résidait à côté de la chapelle dans deux pièces dont l'une a servi plus tard pour la vente de médailles et cartes postales. L'ermite avait également à sa disposition un jardin qui existe encore de nos jours, entouré d'un mur de pierre de plus de 3 m, avec un puits creusé dans le roc. Jean Privas est décédé en décembre 1708 et inhumé l'année suivante à Notre-Dame de la Gardie à l'entrée de la porte de la chapelle, dans une sépulture qu'il avait faite lui-même avec la permission de l'évêque. Vous pouvez retrouver en détail toute l'histoire de la chapelle de Notre-Dame de La Gardie dans l'excellent ouvrage d'André Guilhem. Il est en vente au salon de coiffure Gourbeille, à Conques.

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