10.10.2011

Les chasseurs de sangliers ne rentrent pas bredouilles

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Le jour n’est pas encore levé, les premiers chasseurs arrivés ont des frissons. Il fait une nuit noire, le ciel limpide scintille de mille feux. Vers l'est, une légère blancheur indique que le jour ne tardera pas à se lever. Encore une journée qui promet d'être chaude même s'il est prudent et indispensable de porter un gilet fluo. Quelques voitures sont garées près de la salle Not, prêtes à transporter les chiens, avec l'espoir de ramener quelques belles pièces. Le top départ est donné vers un territoire choisi plein de traces fraîches. Sur les lieux, le directeur de chasse délimite la battue. Les hommes silencieux prennent les dernières consignes de sécurité et gravissent les pentes recouvertes d'un épais manteau d'aiguilles de pins ou de glands. Les chiens impatients tirent sur les laisses au point d'aider les grimpeurs dans leur ascension. Après une dure marche, rude épreuve pour les mollets encore froids, chacun s’installe à son poste dans un cadre verdoyant dégageant des senteurs de lavande sauvage et de thym très parfumant. L'air frais du petit matin est vivifiant. Les chiens au poil fauve se ruent dans les épais ronciers pour lever le gros gibier. Chacun est à l'affût, à son poste. Au bout de quelques minutes, une détonation déchire le silence matinal, amplifié par des aboiements nourris. Un sanglier débusqué est touché, en plein cœur. Les chiens le tiennent en respect, le débourrent. Aujourd’hui, c’est la fine gâchette Francis Perez qui conforte son tableau de chasse déjà bien achalandé. Un apéritif a clôturé cette matinée de chasse, c'est la tradition.

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